Constructions en pans de bois

 

 


La ferme à Manie avant 1920

 

La construction en pans de bois

Les bois (souvent du chêne) sont assemblés à tenons et à mortaises chevillés.

Une poutre carrée est placée sur chaque soubassement ou pierre d'allège.
Pour assurer la ceinture du bâtiment, chacune est assemblée à la suivante par un "trait de Jupiter".
L'ensemble forme le sommier ou seuil.Aux quatre angles sont élevés des poteaux corniers. La liaison supérieure, sur laquelle reposent les solives de la toiture, est assurée par la sablière, constituée d'une poutraison identique à celle du seuil.

Entre seuil et sablières sont placées des entretoises horizontales, auxquelles s'ajustent des potelets verticaux. La rigidité de l'ensemble est assurée par les guettes, poutres obliques.

Les marelles, vides entre les poteaux, sont recroisillonnées par des palçons, lattes de bois fendues et épointées, entrées à force.

Le matériau de remplissage le plus répandu est le torchis, mortier de terre et de paille hachée. Il est projeté à la main sur les palçons, puis taloché et enduit d'un mélange de chaux et de crins de vache ou de cheval.

Les murs exposés à la pluie étaient protégés par du tavillon ou des écailles en bois.

La tuile creuse est très présente à Montmorency-Beaufort. D'origine lorraine, elle est produite en Champagne. À l'intérieur de la zone d'extension de la tuile creuse, un mode de couverture à la romaine assemble efficacement tuiles creuses et tuiles plates. Ces dernières, comparables en plus petit aux tegulae romaines, possèdent des rebords sur leurs côtés longs. Comme les imbrices romaines, les tuiles creuses servent de couvre-joints. Ce système, apparu dans la seconde moitié du XIXè siècle, assure une grande stabilité de la couverture et un meilleur écoulement de l'eau.

 

 

La maison de "La Rose"
 
Une grange du Pâquis
Le pan de bois tient bon....