La Salle des Fêtes

 

La place du village, où se déroulait la fête avant 1920, était à l'emplacement actuel du monument, entre la mairie-école, l'église et le presbytère. Bien que l'église soit de l'Assomption, la fête patronale se déroulait en octobre. La place de la fête s'est donc installée à l'endroit actuel du fait de l'implantation du monument en 1920, et se déroule depuis lors le troisième dimanche de Mai, qui correspond quelques fois avec la Pentecôte.

Les aubades

La fête patronale a toujours été l'occasion pour les jeunes du village et des alentours de danser. La musique n'étant alors pas si présente qu'aujourd'hui, il fallait faire appel à des musiciens qui animaient la fête avec leurs instruments de musique : violons, trompettes, trombones. Le même orchestre intervient dans les mariages, du cortège à la fin de la noce.
Pour rémunérer ces musiciens, les jeunes du village se rassemblaient au cours du dimanche précédent afin de confectionner les "aubades" : les garçons allaient choisir et couper des branches de sapins fournies (50 à 60 centimètres) tandis que les filles réalisaient des fleurs en papier crépon de couleurs. Celles-ci étaient ensuite fixées sur les branches de sapin, et tous allaient offrir ces aubades dans chaque maison en échange d'un écot pour les musiciens. Chacun accrochait alors l'aubade à sa maison en signe de fête. Heureusement, cette tradition perdure aujourd'hui !

Léon PersonUgo MolinariIrène SimonninRoger LamailleMadeleine CharuetSuzanne BergaudRolande PiotGisèle ContantPierre CardotPâquerette PersonGeorges FrancèsGilberte CousuNoëlla DamoiseauPierre LhuillierMarcelle ThéaudeEmilien CharbonnetHélène RacoilletAlbert LamailleRobert RogerKremerDormontGabriel PersonHenri PersonGeorges RacoilletMaurice DumezHenri MaillardAndré RacoilletKremerYvon Delaunay
Photographie de mai 1934 - Collection de Georges et Madeleine FRANCES

Que ce soit avant ou après 1920, l'installation est la même : une charrette à deux roues, protégée de bâches au-dessus, derrière et sur les cotés, servira d'estrade à l'orchestre. Les danseurs s'évertuent à garder la cadence, les pieds dans la sciure de bois apportée sur la terre battue.
Après 1937, les danseurs auront droit à une piste neuve en béton de vingt ou trente mètres carrés. La sciure leur permettra cette fois de glisser encore mieux.
Il faut attendre les années cinquante pour voir apparaître une estrade en bois, protégée sur trois cotés par un mur en briques, une bâche sert toujours de toit.
Puis la piste agrandie sera entourée de piliers qui supporteront un toit couvrant l'ensemble de la piste et de l'estrade.
Dans les années soixante, le souci de protéger les villageois de la pluie qui tombe quand même de temps en temps amènera la commune à faire construire un mur au Sud de la piste de danse. Un mur au Nord suivra rapidement afin de renforcer la protection contre les intempéries. Des bancs sont alors installés le long des deux murs.
La piste deviendra une salle fermée dans les années soixante-dix. Elle bénéficiera d'une extension comprenant un sas d'entrée avec vestiaire, et d'un appentis en tôle qui sert alors de buvette.
En 1984, la commune fait le projet de doter cette salle des équipements indispensables à une utilisation plus fréquente : l'association "la cerise" s'avère être un véritable moteur en la matière, par les festivités qu'elle organise. L'aménagement comportera le remplacement de l'annexe en tôle par une extension de la salle en maçonnerie qui abritera une réserve avec frigo et congélateur, et une cuisine équipée d'un lave-vaisselle, d'un évier et d'un four. La salle sera carrelée, tapissée à l'intérieur, tandis que l'extérieur bénéficiera d'une protection en crépi.
Depuis l'inauguration en 1988, la salle est régulièrement utilisée pour les manifestations locales, comme pour des fêtes à caractère plus familial. L'utilisation se fait alors par location à la mairie.